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Diplômes post bac : le guide d’information

Les diplômes post bac dans l’économie actuelle et particulièrement en France, restent primordiaux dans l’insertion professionnelle. Les jeunes diplômés ont le plus de facilité à trouver un emploi avec un salaire convenable et qu’ils gardent. C’est la principale raison pourquoi il faut poursuivre des études post bac

 

En effet, sur les promotions de 2015, 9 diplômés en « bac + 5 et plus » sur 10 ont été en poste 2 ans après la fin de leur cursus :

  • Les 3/4 sont en CDI ou titulaires dans la fonction publique
  • 7 diplômés sur 10 sont en emploi salarié et bénéficient du statut de cadre dont 93% l’ont obtenu dès l’embauche

Concernant le salaire, les jeunes diplômés se portent bien avec une rémunération brute annuelle médiane s’élevant à 31 170 €. Cependant, 14% d’entre eux déclarent percevoir une rémunération brute annuelle de plus de 40 000 €. Tandis que 43% déclarent eux, avoir obtenu une augmentation de salaire dans les 2 ans suivant leur embauche.

En général, tout se passe plutôt bien pour les jeunes diplômés. On remarque tout de même de nombreuses disparités en termes d’emploi selon l’origine du diplôme.

Les ingénieurs et les diplômés d’écoles de management accèdent plus souvent et surtout plus rapidement à un emploi en CDI et au statut de cadre. Tandis que, les diplômés en université connaissent une proportion trop élevée de CDD et des difficultés à décrocher le statut de cadre.

Si l’on en croit un article paru dans Le Monde Campus en décembre 2017, 30 mois après l’obtention du diplôme :

  • 58% des diplômés en sciences humaines et sociales ont un emploi stable contre 79% de ceux en droit, économie et gestion
  • 70% des titulaires d’un master en lettres, langues et arts obtiennent le statut de cadre contre 94% en sciences, technologie et santé

Cette différence serait due aux employeurs de chaque secteur. En effet, 80% des diplômés en droit, économie-gestion, sciences, technologies et santé travaillent dans le secteur privé. Alors que 1 diplômé sur 2 en sciences humaines et sociales travaille dans le secteur associatif et la fonction publique.

Selon le site de l’Apec.fr, le diplôme en informatique est le sésame sur le marché de l’emploi des jeunes ! Les diplômés en informatique ont les meilleures conditions d’insertion professionnelles : 9 diplômés sur 10 ont un CDI et 93% d’entre eux ont un statut de cadre.

Enfin, leur salaire médian annuel est à 34 000€  soit 16% plus élevé que les autres diplômés.

1.      Les différents types de diplômes post bac existants

Abordons désormais les différents diplômes post bac existants.

Pour commencer, il y a les diplômes post bac faisant parti du cycle LMD (licence, master et doctorat). La licence est une formation post bac se déroulant à l’université sur 3 ans afin d’accéder au master. Le master lui, permet d’approfondir une spécialisation et d’envisager une entrée en doctorat. Ce dernier vous offre aussi l’opportunité si vous vous sentez prêt d’entrer dans la vie active. Le doctorat se déroule en 3 ou 4 ans au sein du laboratoire de recherche d’une université. Il consiste en un travail de recherche dans un domaine pointu type scientifique, littéraire, sciences humaines etc… et se conclut par la rédaction et la soutenance d’une thèse. Ces trois diplômes sont reconnus nationalement et au niveau européen grâce à la « monnaie d’échange européenne » de l’étudiant, que représente les crédits ECTS (European Credit Transfer System).

Ensuite, il y a les diplômes post bac certifiés au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles).

De plus en plus d’établissements supérieurs mettent en valeur leurs filières inscrites au RNCP. Ce titre permet de reconnaître le diplôme sur l’ensemble du territoire national.

Enfin, on retrouve les mastères spécialisés (MS et MSc) ainsi que le MBA.

Le MS (Mastères Spécialisés) est une formation post-master avec des enseignements théoriques, un travail de recherche en entreprise et la soutenance d’une thèse professionnelle. Ce titre offre une orientation professionnelle très affirmée, avec pour objectif une spécialisation ou une double compétence.

Le MSc (Master of Science) est un diplôme plutôt destiné aux étudiants étrangers. Il s’appuie sur un enseignement intégralement en anglais et apporte une très forte reconnaissance dans le monde du travail.

En ce qui concerne le diplôme MBA (Master of Business Administration), c’est un label non protégé… Cela signifie que chaque école ou université est libre de ses critères d’admission et de ses programmes.

Pour résumer, ces trois types de diplômes post bac s’appuient sur une seule et même vision : l’adaptation des étudiants aux réalités de l’entreprise et la montée en compétence.

Voici désormais ce qu’il faut savoir en termes de reconnaissance de diplôme par l’Etat. En plus des reconnaissances que proposent les écoles,il y a également les gages de qualité. Par exemple, on y retrouve comme les labels ou encore les accréditations.

2.      Les écoles reconnues par l’Etat et les écoles sous contrat d’association avec l’Etat

On distingue 2 types de reconnaissance de diplômes post bac par l’Etat au sein des écoles supérieures. D’un côté, il y a les écoles reconnues par l’Etat, de l’autre celles sous contrat d’association avec l’Etat.

Les écoles sont reconnues par l’Etat après contrôle des équipements, des locaux, de la qualité pédagogique des enseignements, de l’administration du personnel enseignant, de la gestion et des équilibres financiers de l’école.

Les écoles sous contrat d’association avec l’Etat sont reconnues à la suite d’une enquête ministérielle. Cette dernière porte sur son fonctionnement ainsi que son personnel d’encadrement. La reconnaissance de l’établissement permet de percevoir des subventions tout en respectant les programmes du Ministère de l’Education nationale, les horaires et les normes d’effectifs.

Cependant, certaines écoles privées sont hors contrat, c’est-à-dire qu’elles ne perçoivent aucune aide de l’Etat. Cela leur permet une liberté absolue dans le recrutement de leurs enseignants, dans l’élaboration de leurs programmes, dans leurs contenus pédagogiques et aussi dans leurs méthodes éducatives. Cela ne les empêche pas de préparer leurs étudiants à des diplômes reconnus par l’Etat, comme le BTS par exemple.

3.      Le titre RNCP, c’est quoi exactement ?

Nous avons abordé lors de l’introduction, la certification professionnelle soit le titre RNCP. Il est temps pour nous d’entrer dans les détails de cette certification.

Délivrée par l’Etat, elle attribue un niveau d’étude au titre ou au diplôme proposé par un établissement. Cette certification permet la reconnaissance d’une formation sérieuse aux métiers annoncés, selon les critères établis par le Ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social.

Les diplômes post bac alors certifiés, sont ensuite inscrits au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) où chacun est libre de se renseigner sur la date de reconnaissance de l’Etat, des secteurs d’activité et les types d’emploi concernés ainsi que les modalités d’accès au titre.

Cette certification donne accès à un grand nombre de concours au même titre qu’un diplôme décerné par le Ministère de l’Education nationale.

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4.      Le visa, le titre du Saint Graal de la certification

Place aux choses sérieuses : Le visa. Il représente le plus haut degré de reconnaissance du Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche puisqu’il attribue au diplôme sa valeur nationale. Il est accordé pour une durée maximale de 6 ans mais reste renouvelable. Classé d’office au RNCP, ce diplôme post bac donne accès au cycle LMD que ce soit en France ou à l’étranger. Le visa représente pour les écoles décernant ce diplôme, l’opportunité d’obtenir des accords avec les meilleures universités étrangères. Très prisé par les entreprises, il reconnaît la qualité des compétences acquises pendant la formation.

5.      Master, Mastère Spécialisé et MBA : comment faire la différence ?

Abordons désormais plus en détail, la certification Master, Mastère spécialisé et MBA.

Vous avez dû comprendre, le master s’inscrit dans le cycle de certification européen que représente le LMD. Cette appellation de Master ne s’applique qu’à l’université pour les formations habilitées et  signifie bac +5.

En ce qui concerne le mastère spécialisé (MS), ce n’est pas réellement un diplôme…  Il représente ce que l’on appelle un « label de qualité ». Celui-ci a été créé par la CGE (Conférence des Grandes Ecoles) et est décerné à des étudiants spécialisés de haut niveau et dont une partie de l’apprentissage se fait en anglais. Au même titre qu’un master, le mastère spécialisé s’adresse à des diplômes de niveau bac +5. Les mastères spécialisés permettent aux étudiants de se spécialiser dans un domaine non enseigné dans l’enseignement supérieur public. En France, on compte plus de 450 mastères spécialisés accrédités par la CGE dans 125 écoles différentes. L’ensemble de la formation correspond pour la CGE à 75 crédits ECTS pendant qu’une année universitaire correspond généralement à 60 crédits ECTS.

Le MBA (Master of Business Administration) lui, est un diplôme international d’études supérieures nées aux Etats-Unis. C’est le diplôme avec le plus haut niveau dans le domaine de la gestion internationale des affaires (stratégie, marketing, management, finances, ressources humaines). Il est très convoité par les professionnels alors que ce diplôme de 3e cycle n’est pas protégé. Il vous faut donc vous fier aux accréditations qui valident le sérieux de l’enseignement proposé. Ces accréditations sont les suivantes : AMBA, AACSB, EQUIS et EPAS. Mais à quoi correspondent donc ces accréditations ?

AMBA, Association of MBAs est un label britannique accordé par l’association of MBAs pour une durée de 5 ans. Le programme doit compter 3 promotions placées, avec un minimum de 20 participants par an. Il est requis pour les étudiants, d’avoir une expérience professionnelle d’un minimum de 3 ans.

3 grandes écoles de management à Paris Ile-de-France détiennent ce label : ESCP Europe, ESSEC Business School ainsi que HEC Paris.

AACSB, Association to Advance Collegiate Schools of Business, est un label strictement réservé aux écoles de management. C’est une reconnaissance américaine évaluant les objectifs et les programmes des écoles ou groupes européens dans le domaine du management pour 5 ans. Il correspond à l’équivalent de la CGE aux Etats-Unis. Ce label représente un très grand atout pour les écoles. Pourquoi ?  Il facilite les signatures de partenariats, d’échanges ou de doubles diplômes avec les autres écoles accréditées, notamment les meilleurs MBA mondiaux.

Enfin, en ce qui concerne les labels  EQUIS et EPAS, ils sont tous deux accordés par l’EMFD (European Fondation for Management Development). Le label EQUIS est plus exigent que EPAS mais reste le plus prestigieux. Ces labels sont délivrés pour 3 à 5 ans selon la solidité du dossier mais ne constituent pas une reconnaissance officielle de l’Etat Français.

En détail, EQUIS (European Quality Improvement System) est un label délivré aux écoles de commerce reconnues pour la stratégie de leur politique et la qualité de leurs formations.

EPAS (Electronic Application Software Protocoles), c’est un système de programme international d’accréditation. Il permet l’évaluation de la qualité d’un programme de formation.

A la différence des labels AACSB et EQUIS, c’est la formation qui est auditée et non l’école.

En ce qui concerne les écoles d’ingénierie européenne, c’est un peu différent. On distingue deux types de labels : le QUESTE et le EUR-ACE.

Le label QUESTE (Quality System of European Scientific and Technical Education) est aux écoles d’ingénieurs ce qu’est le label EQUIS pour les écoles de commerce. Soutenu par la Commission européenne, il n’y a cependant que très peu d’écoles engagées dans ce processus d’obtention de ce label. La seule à avoir obtenu ce label en 2013 est Télécom Bretagne.

EUR-ACE ( ENAEE – European Network for Accreditation of Engineering Education) est un système de cadre et d’accréditation qui fournit un ensemble de normes qui identifient les programmes de haute qualité d’ingénierie en Europe et à l’étranger. Ce label européen, existant depuis 2007, compte deux niveaux : le bachelor et le master.

Toutes ces appellations de « diplôme reconnu » sont imparables pour vous donner confiance dans le choix de votre école.

6.      Crédits ECTS, qu’est-ce que cela signifie réellement ?

Lorsque l’on passe dans l’enseignement supérieur, on commence à nous parler en crédits ECTS.

Mais qu’est-ce que cela signifie réellement ?

ECTS signifie « European Credit Transfer System ». Ils permettent, lorsqu’ils sont acquis par l’étudiant de pouvoir être transféré dans tous les établissements de l’enseignement supérieur européen.

Ils sont représentés sous la forme d’une valeur numérique, comprise entre 1 et 60 et correspondent au volume de travail qu’un étudiant est supposé fournir dans une année d’études. Dans le système européen de crédits, 60 crédits sont égaux au volume d’une année d’études.

Dans le cycle LMD, un étudiant doit valider :

  • 180 crédits en six semestres pour une licence
  • 120 crédits en quatre semestres pour un master
  • Le doctorat est accessible après validation des 300 crédits réunit entre la licence et le master

Ces crédits ECTS sont un puissant facteur de reconnaissance de la mobilité en Europe.

Bon nombre des étudiants français optent pour des semestres à l’étranger et visent même à obtenir un emploi à l’étranger après l’obtention d’un diplôme post bac. Mais, le souci reste parfois la valeur de leurs diplômes français sur le marché étranger. C’est là qu’intervient le centre ENIC-NARIC France qui est le centre français d’information sur la reconnaissance académique et professionnelle des diplômes étrangers en France. Il est en relation avec de nombreux Etats partenaires dans le monde et est le seul habilité à délivrer les attestations de diplômes obtenus dans un pays étranger.

 

 

Pour conclure, il est très important avant de s’engager dans n’importe quel programme de formation dans l’enseignement supérieur de se renseigner sur la valeur de son diplôme. Il y a bien évidemment comme vu au début de cet article, une certaine disparité selon le diplôme obtenu lors de l’insertion professionnelle. Cependant, en général on constate que lorsqu’un titre est reconnu et certifié, il possède plus de chance de se voir obtenir un poste qu’il a souhaité, avec le statut et le salaire qui va avec. Au final, nous sommes conditionnés à la « formation à vie » et c’est ce que les entreprises recherchent le plus. En effet, mis appart le fait d’étudier à l’école et d’obtenir un diplôme faisant gage de compétences acquises, de connaissances et de savoir-faire, le professionnel est amené constamment à apprendre de nouvelles choses avec notamment des métiers qui évoluent. De nombreuses entreprises proposent d’ailleurs plusieurs formations dans l’année à leurs employés afin de leur offrir cette accessibilité à un savoir professionnelle qu’il faut perpétuellement enrichir et aussi pour prendre connaissance des nouveautés dans le métier qui peut être amené à évoluer et dont il faut en apprendre les savoir-faire.

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